Elevage de chats de race Maine Coon

Certificat de capacité 38 006
Siret : 428590293 00018

Avril 2006. C'est tombé en ce qui concerne la CMH1.

J'avais écrit ce mot. Il n'a jamais été mis en ligne. Notamment parce-que les derniers mois m'avaient confrontés à la «résistance intellectuelle» d'un bonne partie du monde du Coon à cette information. Quand j'écris résistance intellectuelle… Ce qui prévalait était bien «petit» chez beaucoup.

Et soyez rassurés ! En 2010, il y a encore des «éleveurs» qui reproduisent des chats porteurs de la mutation identifiée, sous prétexte qu'elle n'est qu'un des facteurs de déclenchement de la CMH1. Certes… Comme la Science n'est pas prête de nous lister les co-facteurs (génétiques ou pas) de l'expression de cette mutation, il y a encore de beaux jours pour l'amélioration de la race !

CMH1

Fin 2005, une formidable nouvelle tombe : Une mutation, et à priori celle qui était connue chez le Coon et causative de la majorité des CMH (cardiomyopathie hypertrophique), est caractérisée. Cela signifie que la séquence du gène muté est connue et détectable par un test ADN. Voici enfin le moyen de savoir avec certitude si un chat est susceptible de développer cette forme de CMH (car d'autres causes existent qui ne sont toujours inconnues). Savoir enfin avec certitude, avant de reproduire un chat, s'il est ou non porteur de cette mutation dominante et causative.

Dominante : Elle s'exprime si le chat porte une seule version du gène muté (et bien sûr s'il en a 2 !).

Causative : Cela enfonce le clou de la dominance. Tout chat porteur développera la maladie.

A expression variable : On ne peut savoir à quel âge ni avec quelle intensité la pathologie se déclarera (ce "timing" n'est pas rédigé dans la séquence du gène !).

Au vu de la diversité de l'âge de déclenchement comme de la gravité de l'atteinte, on admet (enfin, pas moi, ceux qui ont isolé ce gène) que son expression est modulée par d'autres facteurs (génétiques ou non).

Merci à P. Kittleson et K. Meurs pour 13 ans de travail et cette merveilleuse "Première".

2006-2010

Dans les trois premiers mois de 2006, après réception des tests ADN de tous mes Coons, tous ont été neutrés.
Il était hors de question pour moi de reproduire des chats porteurs de la mutation identifiée, quelle que soit leur beauté et quelle que soit la perte financière.

Les plus jeunes ont été placés à titre gratuit chez des adoptants parfaitement informés du pourquoi d'un tel placement. Les plus anciens sont restés avec moi, parce-que je me sentais leur devoir cela, ne serait-ce qu'au titre des «services rendus» tant qu'ils avaient été en reproduction. Plus ce qui ne se pèse pas, l'affection ou l'amour.

Je n'ai aucun regret d'avoir éteint Anatolê en 2006. Je referais aujourd'hui ce que j'ai fait hier. Car ce qui s'est ajouté aux découvertes de Kittleson et Mœurs n'a en rien changé le fait : Cette mutation est causative en liaison avec d'autres facteurs… Toujours inconnus.

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